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24.11.2023 | La stratégie de notre mise en récit

Vendredi 24 novembre de 14h à 17h s'est tenue la seconde rencontre du groupe de travail sur la mise en récit, en présence de: Mathieu B, Sébastien B., Glawdys, et Pierre G. Cette séance s'est déroulée au PETR Ariège.

Un grand merci à tous !!

Le déroulé de la séance était le suivant:

  • Récolter et organiser l’état des lieux des ressources nécessaires pour illustrer le récit
  • Définir une stratégie de mise en récit des transitions sur le PETR Ariège
  • Réfléchir sur le pilotage coopératif de la mise en récit

On s'aligne sur ce que l'on a compris de la séance précédente

A la lecture du précédent compte rendu, plusieurs questions de clarification émergent :

  • la mise en récit est-elle pour le PETR ou pour l'ensemble des acteurs ? S'agit-il de mettre en récit le PETR ou de piocher dans des histoires d'individus. S'agit-il de réaliser le méta-récit de ces récits ?
  • sur quoi doit-on réfléchir collectivement : le support (paroles vivantes), le contenu (la dramaturgie), les médias (les canaux d'information). Faut-il tirer un fil ou bien aller sur tout ?
  • où veut-on aller ? Il y'a beaucoup d'horizons différents, on 'a pas tous le même langage, la réunion précédente partait dans tous les sens et donnait le sentiment que l'on ne pouvait pas construire quelque chose ensemble...
  • que signifie tous ces mots "valise" utilisés : transition, coopération, territoire....? Si les mots et les concepts ne sont pas partagés, il est normal qu'il ne se passe rien après le forum et qu'il s'agisse simplement d'un temps de rencontres

A priori, il s'agirait d'un récit du PETR avec de multiples cibles. Mais où est la spécificité ? Il faut rechercher plus d'imaginaire et et changer les mots, dire différemment. Dans le picth proposé:

  • attention au côté "enfantin";
  • faire appaître les contradictions, les bouleversements. Comment on fait pour dire que c'est bourré de contradictions ? Faire exister les contradictions ça ne veut pas dire identifier un méchant. C'est flou d'un point de vue émotionnel parce qu'il n'y a pas de lecture manichéenne. Passer à une action permet de résoudre l'absence d'émotion ;
  • mettre plus de clarté dans les mots parler d'organisateurs et non pas d'habitants par exemple ;
  • le récit du concret permet la transformation, pas le récit idéologique.

A l'issue de ce tour de table des ressentis, nous échangeons sur la trajectoire dessinée du récit par le précédent groupe.

Expliqué oralement, ce schéma est clair sur la trajectoire et sur la volonté du PETR de réaliser un récit des histoires de projets qu'ils rencontrent à travers l'histoire de ceux qui les portent. On parle d'histoire de projets qui viennent au PETR donc de porteurs de projets qui ont besoin d'espaces de rencontres, de coopérations et de financements tels que les propose le PETR. De très nombreux projets pour les habitants sont réalisés en dehors de ce cadre et ne seront pas racontés. Aussi parce qu'il y'en a qui se débrouillent seuls. Dans ces projets, il y'a des histoires, d'installation, de prises de risque, des incompréhensions, des obstacles, des conflits, des solutions, des rencontres, des bifurcations.... Les projets ce sont des trajectoires remplies d'émotion. MAIS ces histoires doivent se raconter, de manière sensible, à plusieurs voix, dans un récit intéractif : celui qui porte le projet (le héros), celui qui accompagne le projet (l'ami), celui qui accueille le projet sur sa commune (le contexte), celui qui bénéficie du projet (l'habitant), voire celui qui s'oppose au projet (l'obstacle).

Le Forum des projets est le point de rencontre de ces récits, de ces projets, de ces expériences personnelles. C'est à partir de lui que doit d'organiser la stratégie de mise en récit, que doivent se penser les lieux, les moments, les formes de collecte de la matière en amont et en aval du Forum. Après on transforme la matière. Mais pour récolter la bonne matière, il faut identifier les bons points de collecte, il faut que l'on ait déjà une idée du fomat de restitution, de diffusion.

Le PETR dispose déjà d'une matière très abondante entre les travaux et les enquêtes de terrain réalisées par les étudiants depuis trois ans, par les compte rendu des temps de concertation et des évènements, par les diagnostics et autres documents de cadrage. Ces ressources doivent nous aider à cartographier les controverses. Cette cartographie est importante car elle nous permettra de les dépasser.

Notre stratégie de mise en récit

Toutes ces ressources sont protéiformes et pourraient donner lieu à un cadavre exquis des futurs désirables.

Avant le Forum des projets qui se tiendra en mai 2024, il sera intéressant de récolter de la matière à l'occasion des différents temps de rencontres qui sont autant de lieux de collecte :

  • conférence des maires 12.2023
  • conseil local de l'alimentation 02.2024
  • rencontres avec les porteurs de projets

Il est important de sélectionner les projets au regard des controverses qu'ils portent.

Durant cette période, de décembre 2023 à mai 2024,  il faudra préparer le grand moment annuel de collecte : définir une méthode (podcasts, vidéos) et une équipe pour recueillir une vingtaine de témoignages qui pourraient être tirés au sort le jour du Forum (avec envoi préalable des histoires). Il conviendra également de cartographier les controverses.

Mai 2024 : portrait#1 du Forum

Entre mai 2024 et mai 2025, on pourra organiser une typologie des controverses et organiser des temps de débat, de "chicaneries". Le travail de collecte se poursuit et... la photographie des histoires évoluent.

Mai 2025 : portrait#2 du Forum

L'enjeu est de parvenir à réconcilier, faire dialogue, deux mondes éloignés, qui ne se côtoient pas, qui ne se comprennent pas et qui cohabitent parfois difficilement. Il faut faire discuter les nouveaux avec les anciens à l'image du travail "traces et mémoires" mené au Mas d'Azil entre les éditions du bout de la nuit et le foyer rural du Mas d'Azil. Il s'agit de faire se rencontrer des gens qui n'ont pas la même conscience d'où ils habitent, afin de réussir à les faire travailler ensemble sur des projets communs.

Format de restitution - diffusion

Penser ce format en amont est essentiel. Il existe une très grande variété de formes de diffusion. Un article dans la "Dépêche du Midi", ça diversifie un public par exemple.

  • infolettre
  • podcasts
  • vidéos
  • articles de presse
  • catalogue de projets : c'est ce qui intéresse car c'est un usage direct qu'en auraient les gens

Cette stratégie, le PETR doit l'organiser, la piloter et la mener. Elle suppose pour nos partenaires du temps bénévole dont ils ne disposent pas suffisamment. Néanmoins, un temps annuel voire biannuel est envisageable sous forme d'atelier de demi-journée pour accompagner le PETR dans sa démarche.

La mise en récit se fait sur le long terme et suppose un changement des façons de faire de l'équipe, qui doit intégrer la collecte et sa mise en forme dans ses pratiques.

Qui dit récit dit narration, et elle n'apparaît toujours pas clairement dans notre démarche. Il serait intéressant d'organiser des ateliers d'écriture.

Mettre en récit des histoires de projets par l'expérience personnelle

Le format support pourrait être un webdocumentaire intitulé "Les porteurs de transition(s)" qui serait un récit intéractif, progressif et continu, des projets de la transition par ceux qui les portent, ceux qui les accompagnent, ceux qui les accueillent, ceux qui en bénéficient.